Cher(e)s ancien(ne)s Mélizanais(es), cher(e)s ami(e)s,

L'Association des Anciens élèves de Mélizan remercie les présents à la célébration de la Messe commémorative du :

50ème anniversaire du rappel à Dieu de Paul Mélizan,

 
en la Basilique du Sacré-Coeur,
 
LE SAMEDI 08 JUIN A 11H00.

 

 

 

 

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Pour ceux qui n’ont pas pu être présents, nous sommes certains qu’ils étaient
avec nous par leurs pensées et leurs prières pour Monsieur Paul Mélizan.

Pour ceux-ci, nous joignons, ci-dessous,

 

 

 

le texte de l'intervention du président de l'association : Patrice Fontana.


Mesdames et Messieurs, Bonjour.

Merci à toutes et à tous pour votre présence à la célébration de cette messe à la mémoire de Monsieur Paul MELIZAN.

Merci à Monseigneur ELLUL de nous recevoir en sa Basilique, ainsi qu’aux Pères martin TRAN et Pierre THONG, « anciens élèves de MELIZAN » pour leur célébration.

Merci à Monseigneur PONTIER et à Monseigneur AVELINE, absents, que nous savons être avec nous par leurs pensées et leurs prières.

Merci à Monsieur le Maire, Jean-Claude GAUDIN qui nous honore de sa présence.

Merci, à tous les représentants des instances diocésaines, politiques, professionnelles, sociales et académiques,

Ainsi qu’à tous les représentants des associations Mélizanaises : OGEC, AIM, AAEM, APEL.

Merci à la direction et au corps enseignant du Lycée Paul MELIZAN.

Merci enfin aux anciennes et anciens élèves et tout particulièrement aux anciens élèves de la rue Fortuné qui ont connu leur maître Monsieur Paul MELIZAN surnommé affectueusement « le Chat ».

Je vous propose que tous, aujourd’hui, nous associons le souvenir de Monsieur L’Abbé Raymond Mélizan à la présente célébration en lui rendant hommage par nos pensées et nos prières.

 

Il m’échet aujourd’hui l’honneur de vous parler de la personnalité exceptionnelle de Monsieur Paul MELIZAN.

 

Je vais m’y essayer en quelques minutes, bien que je ne sois pas un orateur – loin de là et sans pouvoir être exhaustif.

 

D’ailleurs je ne ferai que dire ce que certains, voire la majorité d’entre vous, savent déjà.

Nous qui rendons hommage aujourd’hui à la mémoire de Monsieur Paul MELIZAN pour le cinquantenaire de son rappel à Dieu plutôt près de 51 ans maintenant remémorons-nous les mots qu’il prononçât quelques années avant son décès :

« Lorsqu’on descend de la route qui mène de Marseille à la Ciotat et qu’on oblique, arrivé à un col, vers la droite, on descend vers la mer. La mer, c’est l’infini, la mer, c’est l’immortalité. Pour descendre à la mer on peut suivre la route. Et alors on descend doucement : on traverse des villas très agréables ; on arrive insensiblement à la mer. Et ainsi, on peut terminer sa vie, insensiblement, peu à peu, en se détachant des choses les unes après les autres et on arrive à l’infini, à l’immensité. »

« Mais quand on quitte le col, on peut aller aussi par une autre route que j’ai souvent fréquentée quand j’étais jeune. Alors on traverse une ligne de collines ; on se maintient à peu près à la même hauteur puis, brusquement, on débouche sur la falaise et on tombe dans l’infini. Il y en a ainsi qui terminent leur vie. C’est peut-être ce destin qui m’est réservé. Il arrivera un jour, où suivant la falaise, je rencontrerai l’infini et l’immensité. »

Quelles belles métaphores !

 

Un ancien député, Phillipe FARINE, a pu dire : « un homme comme Monsieur MELIZAN, on en rencontre un par siècle. » C’est dire la force de l’empreinte qu’il a laissée sur ses contemporains tant il fut un être hors pair.

 

Il serait trop long ici d’aborder l’ensemble des activités et des qualités de Monsieur Paul MELIZAN, il faut retenir cependant son implication dans plusieurs domaines, notamment :

 

Dans le journalisme et les conférences
Dans L’enseignement et l’éducation (la grande affaire de sa vie)
Dans L’engagement chrétien

L'ensemble trouvant son fondement et son moteur dans une très grande foi chrétienne et dans un grand humanisme.

 

LE JOURNALISTE ET LE CONFERENCIER :

 

Monsieur Paul MELIZAN était un journaliste de haut niveau.

Il a fait ses premières armes au journal « Ouest éclair » l’actuel « Ouest France » en qualité de stagiaire.

Toute sa vie, il a écrit des articles engagés donnant la primauté à l’action sur les pures idées.

Le plus souvent, il a signé ses billets politiques sous le nom de Camille VAUFREGES.

Il a, entre-autres, écrit au « Franc-Tireur », au « Petit Eclaireur », à « l’Eveil Provençal », à « Semaine Provence », à « Semailles ».

Il fut un journaliste apprécié de tous.

Très jeune il avait travaillé à la diffusion de la revue du « Sillon » de Marc SANGNIER à une époque – début du siècle dernier où la politique anticléricale battait son plein.

A l’écriture Monsieur Paul MELIZAN a allié la parole puisqu’il été un conférencier très apprécié.


Souvent les élèves à l’institution Mélizan, rue Fortuné, pouvaient le voir pendant les études, griffonner sur des bouts de papiers les plans, voire les textes de ses articles ou de ses conférences.

 

 

L’ENSEIGNANT ET L’EDUCATEUR :

 

C’est à l’enseignement et à l’éducation qu’il a consacré la plus grande partie de son action. Toute sa vie active il a été un chef d’établissement et un éducateur dans l’institution qui portait son nom et qu’il avait fondée en 1908.

Aussi, est-ce tout naturellement que ses deux fils Raymond et Pierre MELIZAN ont pu dans un livre consacré à leur père inscrire en légende sur la page de garde :

« Il a préféré faire des hommes que des livres ».

Son système éducatif ne peut être mieux résumé que dans le titre d’un article écrit par un ancien professeur de l’institution, Monsieur George CHARRET : « PAS DE METHODE, UNE METHODE POUR CHACUN ».

 

- Et Monsieur CHARRET de préciser : « ce qui frappe tout d’abord c’est l’ambiance de la maison… le climat de l’institution… l’exercice de la liberté… » - « ce que l’on découvre ensuite, c’est la souplesse de la maison devant l’ambiguïté de l’enseignement… » - « la méthode en question c’est de ne pas sélectionner mais de s’appuyer sur un postulat selon lequel c’est l’élève qui a besoin de l’école et non l’école qui a besoin de bons élèves pour dorer son blason ».
- Et Monsieur CHARRET de s’interroger : « que valent les méthodes sans celui qui les a créées, expérimentées et sans cesse adaptées. Monsieur MELIZAN était un professeur et seuls ceux qui ont eu la chance d’avoir été ses élèves peuvent parler de ses qualités d’enseignant. Directeur omniprésent, il dialoguait avec eux dans les couloirs, au réfectoire ou sur la cour. »C’est d’ailleurs le même principe éducatif que s’est efforcé d’appliquer Monsieur l’Abbé Raymond MELIZAN, son fils et successeur, pendant près de 30 ans.


Il nous est permis de nous poser la question de savoir si une telle méthode est entièrement applicable de nos jours ? Il semble qu’entièrement : NON

Elle demande nécessairement une adaptation du fait du climat de compétition scolaire dans lequel vivent les élèves à notre époque et du fait de la pression des parents qui, justement, viennent d’abord chercher la réussite scolaire pour leurs enfants.

Cette adaptation a été parfaitement opérée au Lycée Paul MELIZAN de la Valentine sous la direction de son chef d’établissement, Monsieur Yves LEANDRI.

 

 

MONSIEUR PAUL MELIZAN FUT UN HOMME DE FOI FIDELE A L’EGLISE AVEC UN TRES FORT ENGAGEMENT CHRETIEN :

 

« Il faut donner aux gens des motifs d’espoir : la vie est triste sans Dieu »

« Le chrétien c’est celui qui espère en Dieu et qui en est joyeux, n’ayez pas peur de le dire. », conseillait-il à ses amis journalistes chrétiens.

 

D’un engagement infaillible et déterminé dans une foi profonde, il était un penseur chrétien qui savait écouter, conseiller, rassurer, montrer la voie à suivre : il était un phare tant il rayonnait sur son entourage.

Son engagement chrétien s’est exercé au sein du mouvement de Catholicisme Social et principalement au Secrétariat Social de Marseille avec ses amis Etienne ESTRANGIN, FAIVRE D’ARCIER, Jules PERRIN, Jean PRADON.

Le philosophe Maurice BLONDEL a été, à l’origine, le maître à penser de ce mouvement pour lequel Monsieur Paul MELIZAN donna une multitude de conférences sur des sujets divers.

Le Secrétariat Social de Marseille est encore très actif de nos jours.

Pour conclure, je voudrais vous lire un poème où Monsieur Paul MELIZAN laisse parler son cœur après la disparition prématurée de son épouse, née Marguerite GROS :

 


Ô toi qui m’as aimé, toi que je ne vois plus
Il me semble pourtant parfois encore t’entendre
Et mes bras, bien souvent, vers toi je voudrais tendre
Ô toi que j’aimais tant, qu’es-tu donc devenue ?

Ces longs mois de douleur ne furent pas perdus
Ce qui nous est caché, toi, tu dois le comprendre
Ah ! Puisses-tu vers moi enfin faire descendre
Un peu de la lumière où vivent les élus !

Lorsque je te verrai, auras-tu ces sourires
Qui pendant ces vingt ans tous les soirs m’accueillirent
Ô toi que mon amour ne cesse d’appeler.

Obtiens-moi jusqu’au bout la grâce d’espérer
Invisible et toujours présente à mes côtés
Afin que nous soyons réunis dans la gloire.


Mesdames et Messieurs, Merci

 

 

 

Pour compléter le fichier des Anciens, soyez gentils de nous faire parvenir les renseignements suivants :
 - Votre nouvelle adresse si vous en avez changé récemment,
 - votre e-mail si vous en possédez un,
 - vos années passées à l'Institution,
 - votre année de sortie,
 - votre année de naissance,
 - votre numéro de téléphone portable si vous en avez un.


 Tous ces renseignements peuvent être transmis :
 - soit par mail à l'Abbé Mélizan,
 - soit par courrier à AAEM - Lycée Paul Mélizan - 55 route des Camoins - 13011 - Marseille,
 - soit enfin par téléphone au 04 91 18 80 77